SURDOUES - INFO


>>

  Le rapport THELOT et  les enfants  précoces 

( Les passages significatifs sont en rouge )

EXTRAIT DU "MIROIR DU DEBAT", pages 343 et 344 :

http://www.debatnational.education.fr/upload/static/lemiroir/Rapport.pdf

Le cas des élèves en difficulté

Curieusement, quand le débat parle des élèves en difficulté, c'est d'abord la question des enfants précoces qui est abordée : le manque de structures pour accueillir et accompagner ces enfants en s'adaptant à leurs besoins individuels est évoqué car il semble pour un certain nombre de parents contributeurs qu'il y ait des lacunes toutes particulières en cette matière: (( Il serait temps que l'Éducation nationale se penche sur les enfants précoces et fasse dans les IUFM une formation sur ce sujet. Nos enfants précoces sont en souffrance " (C).

Au-delà des préoccupations concernant les élèves précoces, la question des élèves en difficulté est investie par différents professionnels de l'éducation. Il se dégage des débats qu'il ya un manque majeur d'attention vis-à-vis de ces élèves. Il semble qu'une réflexion plus approfondie soit nécessaire sur la manière dont est vécu par les élèves en difficulté le fait d'être déclarés en (( échec scolaire }}. La stigmatisation de l'élève en échec scolaire rejaillit sur l'individu qui développe une perception négative de tout ce qui a trait à l'école et finit par s'autoexclure. En particulier, le fait que l'échec soit souvent présenté comme (( irrémédiable }} enferme l'élève dans une logique sans issue.

Certains suggèrent que des attitudes positives peuvent éviter le repli des élèves déclarés en échec. Ces attitudes positives se mettent en place lorsqu'une réelle attention est portée à l'individu et que l'enseignant tente de comprendre et d'identifier avec lui les difficultés qu'il rencontre: (( Les élèves en grande difficulté sont souvent des élèves qui ont d'autres difficultés que scolaires. Chaque élève doit être pris comme individualité consciente et il faut l'accompagner dans sa recherche de réussite car chaque enfant souhaite réussir comme les autres. Cela nécessite de discuter des difficultés avec l'enfant en termes positifs pour trouver ensemble des voies de réussite afin de lui redonner confiance en ses capacités, même si pour cela on doit partir de très bas, et établir avec lui des contrats de travail adaptés " (F) .

Un meilleur repérage des difficultés, le plus tôt possible, devrait être mis en place. De nombreux enseignants souhaitent être mieux formés afin de pouvoir mieux repérer et prévenir d'éventuelles difficultés. Ils insistent sur l'importance de contrôles médicaux réguliers qui permettraient de dépister certains troubles: " Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération le cas des enfants dyslexiques qui ont du mal à s'intégrer dans un système scolaire où professeurs et instituteurs ne sont pas formés pour les accueillir " (C).

Par ailleurs, il semble que la question des possibilités d'aide, une fois les difficultés repérées, soit également problématique. Quelques enseignants et surtout des acteurs des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) déplorent le manque de structures adaptées, le manque de personnels, mais aussi le manque de reconnaissance.

EXTRAITS DU RAPPORT THELOT " Pour la réussite de tous les élèves ":

http://www.debatnational.education.fr/upload/static/lerapport/pourlareussite.pdf

page 40 : Organiser la diversité des parcours

Le socle commun des indispensables et les autres enseignements communs fondamentaux, tels qu’ils sont définis dans le chapitre 1, ne constituent pas la totalité de ce qui sera enseigné à l’école et au collège. Des enseignements complémentaires différenciés seront proposés, qui permettront ainsi à chaque élève d’aborder et d’approfondir des matières choisies en fonction de ses intérêts et de ses aptitudes.

page 50 : Chaque élève doit pouvoir trouver sa voie de réussite. En permettant à chaque jeune, une fois le socle commun des indispensables solidement maîtrisé, d’approfondir et de choisir des enseignements en fonction de ses intérêts et de ses aptitudes, l’École l’aidera à découvrir son terrain d’élection, celui où il démontre un talent particulier et qui l’amène au meilleur de lui-même. C’est là le moyen de mieux valoriser les aptitudes de chacun, la variété des parcours, la diversité des qualifications et des voies de réussite dont notre pays a besoin. Ces enseignements complémentaires choisis doivent permettre la diversification des parcours et la découverte par l’élève de son excellence propre.

page 52 : LES ENSEIGNEMENTS DE LA SCOLARITÉ OBLIGATOIRE :

Enseignements communs à tous et enseignements complémentaires choisis

La scolarité est constituée d’enseignements communs à tous et d’enseignements complémentaires choisis. Sont communs les enseignements jugés fondamentaux. Les enseignements complémentaires choisis, adaptés aux goûts et aux aptitudes de chaque élève, permettent l’éclosion d’une excellence chez tous les élèves.

Des enseignements complémentaires choisis

Pour tenir compte de la diversité des goûts, des aptitudes et des talents, sans pour autant créer des filières au cours de la scolarité obligatoire ni rompre avec l’unité de l’enseignement, le système éducatif doit offrir, surtout à partir du cycle de diversification (voir enacdré 1.2) une pluralité de choix.

page 56 : Les rythmes de progression de l'élève, qu'ils soient lents ou rapides, appellent une adaptation du temps scolaire à ses besoins.

page 57 : Pour un élève qui a des difficultés, les enseignements communs à tous devront être prioritairement orientés vers l’acquisition du socle commun des indispensables.Si un temps plus réduit suffit à un autre, il doit pouvoir aller plus loin selon ses dispositions et consacrer le solde de la durée aux enseignements complémentaires choisis.

page 60 : La personnalisation des parcours au sein de la scolarité obligatoire

Les élèves ont la possibilité de mettre plus ou moins de temps pour parcourir un cycle. L'abaissement ou l'allongement de la durée d'un an au sein du cycle n'intervient pas nécessairement au terme du cycle : elle s'organise au cours du cycle. La gestion du parcours de l'élève dans le cycle repose sur un dispositif d'évaluation intégré qui permet une régulation pas à pas. Les élèves précoces ou à rythme de progression très rapide devront ainsi parcourir le cycle en un an de moins et des élèves en difficulté ou à rythme de progression très lent devront le faire en un an de plus.

La souplesse des dispositifs devrait permettre de mettre en place des groupes d'apprentissage intensif répondant à la diversité des élèves.

Pour intervenir au profit des enfants précoces dans le débat engagé par le ministère après la publication du rapport Thélot,

http://www.loi.ecole.gouv.fr/_web/templates/exprimezvous.php?NodId=43


Retour en haut de page

RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL