SURDOUES - INFO


<>

RESUME DU RAPPORT DELAUBIER

"LA SCOLARISATION DES ENFANTS INTELLECTUELLEMENT PRECOCES"

Rapport au Ministre de l'Education Nationale téléchargeable sur

http://www.education.gouv.fr/presse/2002/scolprecdp.htm

La commission ministérielle nommée par le Ministre de l'Education Nationale, qui a travaillé depuis environ un an sur la scolarisation des enfants dits "intellectuellement précoces", vient de rendre ses conclusions pour proposer au Ministre les mesures à prendre pour cette catégorie d'enfants

Je vous en propose un résumé , sans aucune interprétation personnelle, qui vous permettra de prendre connaissance des points évoqués dans ce rapport.


RESUME DU RAPPORT

QUESTIONS AUXQUELLES IL FAUT REPONDRE :

1 - Quelles solutions apporter aux élèves intellectuellement précoces qui rencontrent des difficultés dans leur scolarité ?

2 - Des mesures sont-elles nécessaires pour que l'école puisse mieux prendre en charge l'ensemble des élèves bénéficiant d'aptitudes particulières ?

* * *

1 - QUI SONT LES ENFANTS INTELLECTUELLEMENT PRECOCES ?

- Enfants capables de réaliser des performances que ne parviennent pas à accomplir des enfants de leur âge. Concept relatif dépendant des domaines pris en compte et du seuil que l'on fixe (pourcentage de la population choisi).

- La population qui est l'objet de la revendication des familles (associations) est définie par le Q.I.

- Différence entre Q.I et âge mental

Seuil de définition du "surdouement" : le plus communément admis est un Q.I de 130 (2,2% de la population).

Réserves à l'égard du Q.I :

- > Critère réducteur.

- > Le Q.I n'est pas une mesure indépendante de l'instrument : Q.I différents selon le test utilisé.

- > Augmentation des performances au cours des générations.

- > Le Q.I n'est pas indépendant du contexte socio-culturel.

- Etat actuel des connaissances :

- > Très peu de recherches en France (quelques dizaines d'articles ou d'ouvrages seulement contre des milliers dans l'espace anglophone).

- > Intérêt constant depuis le début du siècle dans le monde anglophone.

- > En France, la rareté des travaux sur ce sujet constitue une difficulté majeure.

- > Les initiatives pour développer une réflexion sur ce sujet viennent des associations.

Très grande hétérogénéité des travaux.

Manque de données sur les enfants de QI supérieur à 130.

- Quel nom donner à cette population ?

- > Eviter les termes " surdoués " et " haut potentiel " afin de prévenir les débats sur l'inné et l'acquis

- > Accepter provisoirement l'expression " enfant intellectuellement précoce ".

- > Poursuivre la réflexion pour choisir une expression susceptible de traduire d'une manière objective et ouverte, la situation d'un " élève manifestant des aptitudes particulières " (identifiées ou non par le Q.I.

2 - QUEL EST LE PROBLEME SCOLAIRE POSE PAR LES E.I.P  ?

- Parole de familles confrontées à des situations douloureuses.

- > Apparente contradiction entre les potentialités révélées par l'examen psychologique et la situation de difficulté, voire d'échec, rencontrée à l'école.

- > Création d'association pour aider les familles et relayer les revendications

- Les associations forment un réseau complexe et changeant.

- Elles ne représentent qu'une faible part des parents concernés.

- Leurs positions sont relativement proches

- > Prise en compte par l'Education Nationale

- > Repérage de la précocité, prévention

- > Mise en œuvre d'une pédagogie adaptée

- > Sensibilisation des acteurs du système éducatif

- > Engagement d'études et de recherches sur les EIP.

- La demande de reconnaissance " officielle " sous-tend toutes ces attentes.

- Les parents souhaitent que les besoins de leurs enfants soient pris en charge par le service public.

- Quelques différences apparaissent d'une association à l'autre :

- Modalités d'accueil (classes spéciales ou non)

- Accélération de la scolarité (sauts de classes)

- Que peut-on dire de ces élèves ?

- Les enfants étudiés ne représentent qu'une faible proportion de la population concernée.

- Les études faites font état de définition de caractéristiques communes.

- Difficultés dans le parcours scolaire

- > Difficultés liées à l'écart entre les aptitudes fortes dans certains domaines et leurs manques dans d'autres domaines.

- > La difficulté ou l'incapacité à s'adapter aux situations scolaires

- > Difficultés personnelles sans lien apparent avec les potentialités repérées à travers le Q.I.

Remarque : Très grande diversité de ces élèves.

- Quatre besoins identifiés :

- > Besoin de reconnaissance

- > Besoin de prévention, de remédiation

- > Besoin de motivation

- > Besoin d'équilibre

3 - REPONSES APPORTEES A TRAVERS LE MONDE :

Quatre types d'engagement dans la prise en charge :

- Les pays très volontaristes (Etats-Unis, Canada, Israël et Taï-Wan).

- Pays prenant en compte officiellement la situation de ces élèves, mais sans que soit élaboré un programme systématique : certains pays anglophones, d'Europe de l'Ouest, Singapour et Corée du Sud, Russie et certains pays d'Europe de l'Est.

- Des pays où il existe un intérêt pour la question mais sans prise de position officielle : France et Francophonie, Amérique Latine, Afrique.

- Des pays opposés à toute mesure : certains pays scandinaves et le Japon.

- Quatre considérations entrent en compte :

- >  Le souci de repérer et développer les " gisements " intellectuels

- > Le souci de permettre à chacun de développer ses aptitudes et potentialités particulières

- > Réaction face aux difficultés de certains de ces élèves en échec scolaire

- > Volonté de ne pas rompre l'égalité des chances, et donc de ne pas créer de discriminations entre les élèves.

- Position des organisations internationales :

- UNESCO : Convention de lutte contre les discriminations dans l'enseignement (1960)

- ONU : Convention relative aux droits de l'enfant (1989)

- UNESCO : Déclaration de Salamanque (prise en compte des enfants à besoins éducatifs spéciaux)

- Recommandation 1248 du Conseil de l'Europe (1994).

Trois idées centrales :

- Les besoins particuliers de tous les enfants doivent être reconnus.

- Cela ne doit, en aucun cas, aboutir à une discrimination.

- Préférer les solutions qui peuvent être apportée dans les écoles et les classes " ordinaires ".

- La situation en France :

- Le cadre institutionnel :

- > Aucun texte officiel concernant les EIP.

- > Loi d'orientation de 1989 : l'enfant centre du système éducatif, pédagogie des cycles.

- Les initiatives :

- > Nice La Planas, de 1987 à 1991.

- > Le Vésinet

- > Collège de la Hève à Ste Adresse (depuis 1998/99)

- > Département du Rhône : Joliot-Curie, Maurice Scève, Fénelon,

- >Isère, Académie de Lille, département des Yvelines, Toulouse

- >Enseignement privé

- Solutions adoptées : 4 solutions

- > Regroupement des élèves

- > Adaptation des contenus d'apprentissage :

- > > Apports supplémentaires

- > > Soutien et compensation

- > Adaptation des rythmes d'apprentissage et de la progression dans le cursus (accélération).

- > Adaptation des méthodes pédagogiques.

4 - PROPOSITIONS :

1 - Mieux connaître ces élèves

2 - Prévenir les difficultés

3 - Accueillir les familles et les accompagner tout au long de la scolarité

4 - Apporter une réponse aux difficultés rencontrées dès l'école primaire.

5 - Adapter le rythme d'apprentissage aux besoins de chacun

6 - Développer à l'école comme au collège les possibilités d'enrichissement du parcours scolaire.

7 - Dans le second degré, accueillir les élèves à Q.I élevé dans des classes hétérogènes encadrées par des équipes pratiquant une pédagogie innovante et différenciée

8 - Former les enseignants : vers une formation à la " diversité ".

9 - Définir des stratégies globales de prise en charge des élèves manifestant des aptitudes particulières.


Retour haut de page


RETOUR AU SOMMAIRE